La version audio reprend le texte principal de l’article. Les repères complémentaires, les questions fréquentes, les liens et les références se trouvent sur cette page.

Une respiration lente et confortable peut offrir un point d’attention pendant un moment tendu. Ce n’est pas une technique qui fonctionne à coup sûr, et il n’est pas nécessaire de prendre de grandes inspirations. Laissez le souffle rester naturel.

En bref

Installez-vous assis, allongé ou debout. Inspirez doucement par le nez en comptant jusqu’à cinq si cela vous aide, puis expirez par la bouche sur le même compte, sans bloquer l’air. Répétez au moins cinq minutes, comme le propose le NHS, et raccourcissez le compte si ce rythme vous gêne.

Installez-vous sans chercher la posture parfaite

Asseyez-vous sur une chaise avec le dos soutenu, ou allongez-vous si c’est plus confortable. Posez les pieds au sol lorsque vous êtes assis. Desserrez un vêtement si cela gêne votre respiration. Gardez les yeux ouverts ou fermés, selon votre préférence.

Suivez le souffle à votre rythme

  1. Remarquez l’air qui entre et qui sort, sans essayer de changer immédiatement votre respiration.
  2. Si cela vous convient, inspirez doucement par le nez et expirez par la bouche.
  3. Vous pouvez compter tranquillement jusqu’à cinq à l’inspiration, puis jusqu’à cinq à l’expiration. Si ce rythme est inconfortable, raccourcissez le compte ou ne comptez pas.
  4. Continuez quelques minutes. Quand votre attention part ailleurs, revenez simplement à la sensation du souffle.

La consigne du NHS propose de pratiquer au moins cinq minutes, mais vous pouvez commencer plus brièvement. L’important est de ne pas retenir l’air ni de pousser une inspiration profonde. Le souffle doit rester confortable.

Si l’exercice ne vous aide pas

Il arrive que l’attention portée à la respiration accentue l’inconfort. Dans ce cas, arrêtez l’exercice, respirez normalement et regardez autour de vous : nommez quelques objets, sentez vos pieds au sol ou écoutez les sons présents. Vous n’avez pas échoué ; vous avez trouvé une autre porte d’entrée pour revenir au moment présent.

Les exercices de relaxation sont des outils de bien-être, pas un remplacement des soins. En cas de douleur thoracique, de difficulté respiratoire inhabituelle ou de symptôme inquiétant, recherchez une aide médicale adaptée plutôt que de poursuivre l’exercice.

En faire un repère, pas une obligation

Vous pouvez essayer cette pause avant une réunion, après un trajet ou au moment de vous coucher. Certaines personnes aiment la répéter régulièrement ; d’autres préfèrent marcher ou écouter les sons autour d’elles. Choisissez la pratique qui vous paraît la plus sûre et la plus accessible.

Le déroulé minute par minute

Ce découpage reprend la consigne du NHS — respirer calmement au moins cinq minutes — pour la rendre plus facile à suivre. Il n’y a pas de chronomètre à respecter : servez-vous-en comme d’un fil conducteur.

Une pause respiratoire de cinq minutes
MomentCe que vous faites
Minute 1Vous vous installez, desserrez ce qui gêne et laissez le souffle tel qu’il est.
Minutes 2 à 4Inspiration douce par le nez, expiration par la bouche, avec un compte jusqu’à cinq si cela vous aide, sans pause entre les deux.
Minute 5Vous arrêtez de compter, respirez normalement et prenez un instant avant de vous relever.

Avec un compte de cinq à l’inspiration et de cinq à l’expiration, chaque cycle dure une dizaine de secondes, soit environ six respirations par minute. Ce rythme n’est pas un objectif : le NHS rappelle qu’on n’arrive pas forcément jusqu’à cinq au début.

Variante : la respiration abdominale

NHS inform décrit une variante : une main posée sur le ventre, l’autre sur la poitrine, on inspire lentement par le nez en laissant le ventre se soulever — aussi profondément que c’est confortable, sans forcer —, puis on souffle doucement par la bouche, lèvres légèrement pincées, pendant trois à cinq minutes. Si cette attention au ventre vous crispe, revenez à l’exercice de base.

Quand et à quelle fréquence le pratiquer ?

Le NHS indique que l’exercice apporte davantage lorsqu’il est pratiqué régulièrement, dans le cadre de la routine quotidienne. NHS inform conseille de l’apprendre d’abord à un moment calme : il devient ensuite plus facile de s’en servir dans une situation tendue. Après l’exercice, restez assis quelques instants avant de vous lever, surtout si la tête tourne un peu.

Pour détendre plutôt les muscles, la relaxation musculaire progressive est une autre option : elle joue sur le contraste entre contraction et relâchement.

Questions fréquentes

Faut-il respirer par le nez ou par la bouche ?

La consigne du NHS propose d’inspirer par le nez et d’expirer par la bouche, si cela vous convient. Ce n’est pas une obligation : si votre nez est bouché ou si ce schéma vous gêne, gardez une respiration confortable.

Pourquoi compter jusqu’à cinq ?

Compter donne un repère régulier à l’attention. Le NHS précise que certaines personnes trouvent ce compte utile et qu’on n’y arrive pas toujours au début : vous pouvez compter jusqu’à trois ou quatre, ou ne pas compter du tout.

Et si l’exercice augmente mon malaise ?

Arrêtez-le et respirez normalement ; porter l’attention vers l’extérieur, par les sens, convient mieux à certaines personnes. Si vous avez un problème respiratoire connu, NHS inform recommande d’en parler à votre médecin avant de pratiquer des exercices de respiration.

Est-ce la même chose que la cohérence cardiaque ?

C’est proche. En France, on parle souvent de « cohérence cardiaque » pour des exercices de respiration rythmée autour de six respirations par minute, pratiqués quelques minutes. Avec un compte de cinq à l’inspiration et de cinq à l’expiration, l’exercice du NHS suit un rythme voisin. Dans les deux cas, gardez un souffle confortable : aucun rythme n’est obligatoire.

Est-ce que cela remplace un traitement contre l’anxiété ?

Non. Le NCCIH (NIH) rappelle que les techniques de relaxation ne doivent ni remplacer une prise en charge, ni retarder une consultation. Si l’anxiété ou le stress durent, demandez un avis professionnel.