La version audio reprend le texte principal de l’article. Les repères complémentaires, les questions fréquentes, les liens et les références se trouvent sur cette page.

S’informer est utile, mais les notifications et les fils d’actualité peuvent parfois prolonger l’état d’alerte. L’OMS recommande de limiter le temps passé à suivre les nouvelles lorsque cela augmente le stress. L’idée n’est pas de se désintéresser du monde : c’est de choisir une manière de s’informer qui ne monopolise pas toute la journée.

En bref

Quand l’actualité augmente votre stress, l’OMS conseille de réduire le temps passé à suivre les nouvelles à la télévision et sur les réseaux sociaux. Concrètement : un ou deux rendez-vous d’information par jour auprès d’une source fiable, des notifications coupées et des moments sans téléphone suffisent souvent à retrouver de l’air.

Repérer le moment où le flux devient pesant

Vous pouvez remarquer que vous ouvrez une application sans intention précise, que vous lisez plusieurs fois la même information ou que vous vous sentez plus tendu après avoir consulté les nouvelles. Ces observations ne signifient pas qu’il faut tout supprimer. Elles indiquent simplement qu’un ajustement pourrait être utile.

Essayer une limite simple

  • Choisir un ou deux moments de la journée pour consulter une source d’information fiable.
  • Désactiver les alertes non essentielles, en gardant celles qui sont nécessaires à votre travail ou à votre sécurité.
  • Éviter de garder le téléphone à portée de main pendant une activité qui compte pour vous.
  • Remplacer le défilement automatique par une lecture définie : un article, puis une pause.

Vous pouvez aussi vous demander : « Est-ce que cette information m’aide à comprendre ou à agir ? » Si la réponse est non, fermer l’application est un choix raisonnable. Rien n’oblige à suivre chaque mise à jour en temps réel.

Garder une place pour le lien et le repos

Quand les nouvelles sont difficiles, parler avec une personne de confiance ou revenir à une activité concrète peut aider à retrouver un peu de stabilité. Une promenade, un repas, un appel ou une tâche simple ramènent l’attention vers ce qui se passe autour de soi. Ce ne sont pas des solutions aux événements eux-mêmes, mais des façons de ménager ses ressources.

Si l’inquiétude devient persistante ou perturbe le sommeil et le fonctionnement quotidien, demandez un soutien professionnel. Les conseils de gestion du flux d’information ne remplacent pas un accompagnement adapté.

Cinq réglages pour reprendre la main sur le flux

Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale, propose plusieurs gestes concrets quand le temps passé sur les écrans devient envahissant. En voici une sélection, à essayer un par un :

  • Couper les notifications des applications d’information et des réseaux sociaux, pour ne les consulter qu’aux moments choisis.
  • Programmer une alarme qui rappelle de se déconnecter des réseaux sociaux au bout d’une heure.
  • Définir des lieux ou des moments sans téléphone, par exemple la salle à manger ou le samedi matin.
  • Passer l’écran en noir et blanc pendant une semaine, pour le rendre moins attractif.
  • Mettre un compte en pause grâce aux fonctions de suspension temporaire proposées par certaines plateformes.

Garder du recul sur ce que l’on lit

Psycom rappelle que de fausses informations circulent, notamment sur les réseaux sociaux. S’en tenir à quelques sources identifiées et prendre le temps de vérifier une information avant de la partager limite à la fois le risque d’être trompé et la charge émotionnelle. Psycom souligne aussi que l’exposition prolongée à des messages chargés de colère ou de découragement peut peser sur le moral.

Questions fréquentes

Est-ce normal d’être angoissé par l’actualité ?

Des nouvelles graves peuvent inquiéter, attrister ou mettre en colère. Ce ressenti devient un signal quand l’inquiétude ne vous quitte plus, perturbe votre sommeil ou votre quotidien : c’est alors le moment d’en parler à un professionnel.

Faut-il arrêter complètement de s’informer ?

Pas nécessairement. L’OMS parle de réduire la consommation d’informations lorsqu’elle augmente le stress, pas de s’en couper. Un temps limité, à un moment choisi de la journée, permet de rester informé sans laisser le flux occuper toutes les pauses.

Pourquoi éviter les écrans le soir ?

Psycom explique que la lumière des écrans est interprétée par le cerveau comme un signal d’éveil : ne pas les utiliser dans les heures qui précèdent le coucher favorise l’endormissement. Lire les nouvelles au lit ajoute en plus des sujets à ressasser. Voir aussi notre routine du soir après une journée chargée.

Que faire quand une actualité me bouleverse ?

Revenir à quelque chose de concret aide souvent : un exercice d’ancrage, quelques minutes de marche ou un échange avec une personne de confiance. Si des pensées suicidaires apparaissent, le 3114 répond gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7.